zèle


zèle

zèle [ zɛl ] n. m.
• 1512; zel XIVe; bas lat. zelus « jalousie, ardeur », gr. zêlos
1Littér. ou vieilli Vive ardeur à servir la cause de Dieu et de la religion. ferveur. « Son devoir était de réchauffer le zèle d'un chrétien si tiède » (Larbaud).
2(1512) Cour. Vive ardeur à servir une personne ou une cause à laquelle on est sincèrement dévoué. dévouement, empressement. « Récompensés de leur loyauté et de leur zèle » (Hugo). Rivaliser de zèle. Travailler avec zèle. cœur, enthousiasme, flamme. « Mon zèle ardent pour l'équité » (Rousseau). — FAIRE DU ZÈLE : mettre une application exagérée et ostensible dans l'exécution d'une tâche ( fayoter) . GRÈVE DU ZÈLE : application minutieuse des moindres consignes et règlements de façon à paralyser complètement le déroulement du travail.
⊗ CONTR. Laisser-aller, négligence, tiédeur. Sabotage.

zèle nom masculin (latin zelus, du grec dzêlos) Ardeur, empressement au service de quelqu'un, d'une idée ; vive application à très bien faire son travail : Excès de zèle.zèle (citations) nom masculin (latin zelus, du grec dzêlos) François Marie Arouet, dit Voltaire Paris 1694-Paris 1778 N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle, et que les sages n'en aient pas ? Il faut être prudent, mais non pas timide. Pensées détachées de M. l'abbé de Saint-Pierre (à la suite du Dîner du comte de Boulainvilliers) Charles Maurice de Talleyrand-Périgord Paris 1754-Paris 1838 Pas de zèle ! Commentaire C'est la consigne que Talleyrand, au dire de Sainte-Beuve, donnait volontiers aux jeunes qui débutaient dans la « carrière ». William Shakespeare Stratford on Avon, Warwickshire, 1564-Stratford on Avon, Warwickshire, 1616 Il est dangereux d'être trop zélé. To be too busy is some danger. Hamlet, III, 4, Hamlet August Strindberg Stockholm 1849-Stockholm 1912 Le capital ne réside pas seulement dans le travail manuel ; l'intelligence est un capital et le zèle aussi. L'Écrivainzèle (expressions) nom masculin (latin zelus, du grec dzêlos) Faire du zèle, montrer un vif empressement, voire une ardeur excessive et ostensible dans ce qu'on fait (souvent ironique).

zèle
n. m.
d1./d Ardeur religieuse, dévotion.
d2./d Empressement, application pleine d'ardeur pour effectuer un travail, pour satisfaire qqn. Montrer, déployer un grand zèle. Excès de zèle.
|| Loc. Péjor. Faire du zèle: faire par affectation plus qu'il n'est demandé.
|| Loc. Grève du zèle, consistant à appliquer à la lettre les consignes de travail pour ralentir une activité.

⇒ZÈLE, subst. masc.
A. — 1. Ardeur, empressement, dévouement mis au service d'une cause ou d'une personne, ou à l'accomplissement d'une tâche. Avec quel enthousiasme je me mis à étudier! Un tel zèle me soulevait, que les plus rebutants exercices devinrent mes préférés (GIDE, Si le grain, 1924, p. 516).
2. En partic. [En matière relig.] Foi active, ferveur, dévotion. Port-Royal voulait l'étincelle, mais il la voulait dans les cœurs plutôt encore que dans les esprits. Il voulait des esprits réglés, et des cœurs brûlants de zèle (SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 3, 1848, p. 422).
De zèle, loc. adj. Synon. de zélé. Pour être l'homme, le ministre de la paix, il faut que l'évêque soit: un homme d'autorité, un homme de zèle et de prières, un homme de vérité, s'il le faut, un homme de miracles (DUPANLOUP, Journal, 1851-76, p. 103).
B. — [Dans des syntagmes]
1. Zèle + adj.
a) exprimant une qualité. Zèle actif, admirable, ardent, enthousiaste, exalté, généreux, infatigable, touchant; zèle juvénile; zèle âpre, dur, excessif, fanatique, haineux, imbécile, indiscret, intempestif, irréfléchi, opiniâtre. On avait vu s'étaler chez certains détenteurs de l'autorité publique un zèle odieux au service de l'envahisseur (DE GAULLE, Mém. guerre, 1959, p. 108).
Zèle aveugle; faux zèle. Si le zèle aveugle, fièvre ou délire, porte avec lui une espèce d'excuse, il n'en est pas de même du faux zèle qui n'est que l'hypocrisie; c'est le vice qui s'arme d'une vertu pour frapper (BOUCHER 1835).
b) exprimant une relation. Zèle amical, amoureux; zèle bonapartiste, civique, patriotique, révolutionnaire; zèle pédagogique. Les chefs responsables de la commune d'Acre s'efforçaient de calmer le zèle belliciste de la croisade populaire (GROUSSET, Croisades, 1939, p. 379).
— [En matière relig.] Zèle chrétien, apostolique; saint zèle. Quand le soir fut venu, le digne apôtre du Christ, plein d'un zèle évangélique, sortit des portes de la ville et prit la route de Césarée (COTTIN, Mathilde, t. 2, 1805, p. 98). Il passait pour le meilleur paroissien de l'église Saint-Expédit où son zèle dévôt l'avait élevé au rang de marguillier (BERNANOS, Crime, 1935, p. 798).
2. Zèle + compl. prép.
a) Zèle de
) + subst.
— exprimant une qualité. Il était clair qu'il déploierait un jour pour Jésus ce même zèle de feu qu'il avait mis à le persécuter (RENAN, Apôtres, 1866, p. 183).
— désignant une qualité de l'agent de l'action. Zèle de converti, d'apprenti. Je pensais bien avoir abandonné pour toujours ce labeur exténuant. Je m'y suis remis sur la demande de Jean-Louis Barrault, avec un zèle d'adolescent et une patiente équanimité de vieillard (GIDE, Journal, 1942, p. 130).
— désignant l'objet de l'action (vieilli ou littér.). Zèle d'amour, d'apostolat, de conviction, de prosélytisme; zèle de l'autorité, de la vérité, du bien public. Si parfois (...) [l'homme] se récrie contre l'inégalité dont il souffre, c'est moins encore par zèle de justice que par rivalité de concupiscence (PROUDHON, Syst. contrad. écon., t. 1, 1846, p. 334). Il ne faut (...) pas s'étonner de voir, en ce siècle, qu'on accorde couramment les desseins les plus criminels avec le zèle du service de Dieu (MONTHERL., Port-Royal, 1954, p. 1011).
) + inf. M. de Brécé ferma les armoires avec le zèle de bien faire, la certitude heureuse d'emprisonner la luxure, le doute, l'impiété, les mauvaises pensées (A. FRANCE, Anneau améth., 1899, p. 76).
b) Zèle à + inf. Zèle à exécuter des ordres, à visiter des malades. Le sire Regnier Pot, que le duc venait de faire gouverneur de Dauphiné, déploya un grand zèle à rassembler des hommes d'armes et à les amener à son maître (BARANTE, Hist. ducs Bourg., t. 3, 1821-24, p. 166).
c) Zèle pour
) + subst. Zèle pour la foi, la justice, la liberté, l'ordre, la religion, la vérité; zèle pour son pays, pour la personne du roi, pour les intérêts, pour le salut du peuple, pour l'humanité. Peu à peu, la bonne foi, le zèle de M. Karl pour la paix, qu'il appuyait de divers témoignages, avaient paru évidents (ROMAINS, Hommes bonne vol., 1939, p. 165).
) + inf. Courses pour Hinüber. Je me suis senti mon ancien zèle pour servir (CONSTANT, Journaux, 1813, p. 385).
3. Verbe + zèle. Montrer du zèle; mettre du zèle à; affaiblir, animer, récompenser, exciter le zèle de qqn; manquer, redoubler, rivaliser de zèle pour qqc. Certainement, il croyait; mais non pas de la même façon qu'elle. Alors, elle comprit que son devoir était de réchauffer le zèle de ce chrétien si tiède (LARBAUD, F. Marquez, 1911, p. 110).
Cour., souvent avec connotation péj. Faire du zèle. En faire plus qu'il n'est nécessaire, déployer ostensiblement un zèle inhabituel ou excessif. On faisait du zèle devant ma grand'mère parce qu'on la croyait bien lancée dans le monde et influente (SAND, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 472). M. Lebrun faisait du zèle. Dans les études des petits, il avait attendu qu'on le provoquât; ici, il pensait se faire respecter en prenant l'offensive (LARBAUD, F. Marquez, 1911, p. 65).
4. Subst. + zèle. Démonstration, marque de zèle. Dix personnes s'empressaient auprès de M. le Procureur du roi à demi écrasé sur son siège, et lui offraient des consolations, des encouragements, des protestations de zèle et de sympathie (DUMAS père, Monte-Cristo, t. 2, 1846, p. 674).
Excès de zèle. Nous ne sommes pas en mesure de conclure une paix séparée, mais je puis vous garantir que les opérations militaires seront conduites sans excès de zèle (SARTRE, Mains sales, 1948, 4e tabl., 4, p. 150).
En partic. Grève du zèle. Application rigoureuse des règlements et consignes de travail afin d'en paralyser totalement le déroulement. À l'heure où le vent souffletimidement d'ailleursen faveur de l'amélioration des transports en commun, l'automobile n'a pas bonne presse. Témoin, la « grève du zèle de la circulation » organisée mercredi dernier dans le treizième arrondissement par les écologistes (Le Point, 1er mai 1978, p. 58, col. 3). Gréviste du zèle. Dans leur action, les « grévistes du zèle » ne font qu'appliquer le règlement à la lettre (Le Nouvel Observateur, 12 août 1978, p. 27, col. 1).
5. Loc. adv. Avec..., sans..., par ...zèle. Voyant au milieu des camarades de son âge cette petite fille ombrageuse et isolée, sans zèle même pour jouer, la bonne sœur comprit qu'il y avait déjà une blessure (...) au fond de cette enfant (GONCOURT, Sœur Philom., 1861, p. 26). Je pense bien que par pur zèle ou par amitié pour moi vous ne refuseriez pas à notre revue (...) ce que vous accordiez naguère à l'Ermitage (GIDE, Corresp. [avec Claudel], 1909, p. 94).
6. Expr. (dont l'origine est attribuée à Talleyrand s'adressant à ses subordonnés). Pas de zèle! Ne prenez pas d'initiative intempestive! Il est sage de ne pas impatienter ceux qui nous aiment et de ne pas leur prêcher l'adage de Talleyrand: surtout pas de zèle! (AMIEL, Journal, 1866, p. 376).
Prononc. et Orth.:[]. Voy. longue ds FÉR. 1768, LITTRÉ, PASSY 1914, GRAMMONT Prononc. 1938, p. 38. MARTINET-WALTER 1973 [], [] (3/14). Ac. 1694, 1718: zele; dep. 1740: zèle. Étymol. et Hist. 1. 2e moit. XIVe s. zel « vive ardeur en matière de religion » (PHILIPPE DE MEZIÈRES, Songe du vieil pelerin, 1er livre, 100 r, éd. G. W. Coopland, t. 1, p. 354); 2. 1512 p. ext. « ardeur, empressement pour quelque chose » (J. LEMAIRE DE BELGES, Illustrations, éd. A. J. Stecher, t. 2, p. 52: Et à fin que tu cognoisses de quel zele monseigneur quiert et desire ton amitié); 3. 1553 « ferveur amoureuse » (O. DE MAGNY, Amours, éd. Courbet, p. 53), noté comme sens qui ,,vieillit`` ds FUR. 1690. Empr. au lat. zelus « esprit d'émulation, jalousie » empl. par les aut. chrét. pour désigner la colère divine, la ferveur, le zèle vengeur et fanatique (v. BLAISE Lat. chrét.), du gr. « jalousie, ferveur ». Fréq. abs. littér.:1 796. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 3 941, b) 2 413; XXe s.: a) 1 646, b) 1 991. Bbg. QUEM. DDL t. 3, 20 (s.v. grève du zèle).

zèle [zɛl] n. m.
ÉTYM. 1512; zel, attestation isolée, XIIIe; bas lat. zelus « jalousie; ardeur », grec zêlos « ardeur, émulation, jalousie ».
1 Littér. ou vieilli. Vive ardeur (cit. 44) à servir la cause de Dieu et de la religion. Dévotion, ferveur, foi (→ Austère, cit. 3; éclat, cit. 33; pente, cit. 5; prude, cit. 1; prudent, cit. 3). || Faux zèle, zèle contrefait (→ 1. Enceinte, cit. 3; hypocrite, cit. 9). || Excès de zèle. Fanatisme (→ Obligatoire, cit.). || Manque de zèle (→ Direction, cit. 3). || Réchauffer (cit. 8), refroidir, éprouver (cit. 5) le zèle de qqn. || Zèle de prosélyte (cit. 2), d'apôtre, de néophyte, de missionnaire (→ Recruter, cit. 2). || Zèle charitable (→ Feindre, cit. 2). || Le zèle de la religion (→ Cabaler, cit. 2), du salut des hommes (→ Meurtrier, cit. 11).
1 Il est certain qu'en ces premiers temps que notre religion commença de gagner autorité avec les lois, le zèle en arma plusieurs contre toute sorte de livres païens, de quoi les gens de lettres souffrent une merveilleuse perte.
Montaigne, Essais, II, XIX.
2 Le curé d'Azai (…) est un jeune homme, bouillant de zèle, à peine sorti du séminaire, conscrit de l'église militante, impatient de se distinguer. Dès son installation, il attaqua la danse (…)
P.-L. Courier, Pamphlets politiques, « Pétition pour des villageois… ».
2 (XVIe). Cour. Vive ardeur à servir une personne ou une cause à laquelle on est sincèrement dévoué. Dévouement, empressement. || Une application, une attention pleine de zèle. || Zèle d'un serviteur (→ aussi Attacher, cit. 102; 1. avoir, cit. 87; libéralité, cit. 4; supplanter, cit. 1). || Stimuler (cit. 1) le zèle. || Zèle maladroit (→ Imperméable, cit. 2), intempestif (cit. 3). || Chacun avance (cit. 36) selon son zèle. || Zèle d'un employé, d'un fonctionnaire (→ Exalter, cit. 5; ligne, cit. 32). || Rivaliser de zèle. Émulation. || Récompensés (cit. 2) de leur zèle (→ aussi 1. Masser, cit. 3). || Travailler avec zèle. Cœur, courage, enthousiasme, flamme; → Honneur (se piquer d'), peine (ne pas plaindre sa). || Zèle pour… (→ Équité, cit. 9; fusion, cit. 8).Vieilli ou littér. || Zèle de (qqch. ou qqn) : intérêt passionné manifesté pour (qqch. ou qqn). → Exagérer, cit. 11; humanisme, cit. 1; patrie, cit. 3; propagandiste, cit..
3 Il faut que tout prince préfère
Le zèle de l'État à certain mouvement
Qu'on appelle communément
Amour-propre (…)
La Fontaine, Fables, XI, 5.
4 Je ne me contentais pas de bien faire ce qu'il me commandait, j'exécutais ses ordres avec des démonstrations de zèle qui le ravissaient.
A. R. Lesage, Gil Blas, XI, VIII.
5 (…) un soir j'entendis un diplomate spirituel, à qui l'on demandait s'il se rendait bientôt à son poste, répondre qu'il ne se pressait pas, qu'il attendait : « J'étais bien jeune encore, ajouta-t-il, quand M. de Talleyrand m'a dit, comme instruction essentielle de conduite : N'ayez pas de zèle ! »
Sainte-Beuve, Portraits de femmes, Mme de Staël, II.
Loc. Faire du zèle : faire des excès de zèle; montrer un zèle inhabituel dans l'accomplissement d'une tâche (→ Qui-vive, cit. 4).
Grève du zèle : application méticuleuse de toutes les consignes de travail, en vue de bloquer toute activité. || Faire la grève du zèle.
3 Vx (déjà archaïque à la fin du XVIIe). Empressement fervent de l'amoureux; amitié chaleureuse et dévouée. Chaleur (→ Attacher, cit. 12; éloge, cit. 2).
6 S'il faut qu'une attente éternelle
Pousse à bout l'ardeur de mon zèle,
Le trépas sera mon recours.
Molière, le Misanthrope, I, 2.
CONTR. Froideur, indifférence, laisser-aller, négligence, nonchalance, tiédeur.
DÉR. Zélé.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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